Quand j’ai commencé en 2020 le métier de surveillant de nuit, ce sont les éducateurs et les psychologues qui m’ont aidé à le comprendre. Au départ, j’étais un peu perdu, je ne savais pas toujours si j’avais ma place. Je me pensais trop vieux. Il faut dire que, dans cette profession, on ne croise pas grand-monde au-dessus de la quarantaine.
Ma formation, voulue par l’employeur, a été une grande révélation. Une rencontre avec le métier. Cela a donné un sens à ma pratique. Nous avons appris de juristes, de sociologues et de cadres de tous horizons. Nous avons aussi pu échanger entre nous sur nos pratiques et nos postures.
En tant que surveillant, le fait d’être seul face à l’imprévu est assez stressant. On n’est pas à l’abri d’un incident : malaise, incendie, voire tentative de suicide… Nous sommes aussi les premiers témoins du silence de la nuit. Des fragilités des enfants. C’est à ce moment-là que les anxiétés resurgisse
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