Intarissable. Lorsqu’il s’agit de retracer « sa vie, son œuvre », comme il aime à en plaisanter, Thomas Bosetti n’a pas la langue dans sa poche. Il faut dire que son parcours ne ressemble à aucun autre. Entré en médecine « après plusieurs échecs », une équivalence par Normale sup et une dépression, celui qui fête cette année ses 50 ans semble croire au destin. Ou plutôt, aux rencontres.
La première n’a pas lieu « à » mais « avec » Marseille, où il débarque pour son internat de psychiatrie. « Cette ville avec la mer dedans, c’était un rêve d’enfance. J’en étais amoureux avant de la connaître, grâce à Marcel Pagnol », se remémore-t-il en souriant. La cité phocéenne avait également « la réputation d’avoir un courant philosophique robuste, notamment en contre-proposition de la psychanalyse ». Le choix de la psychiatrie s’impose presqu
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