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Exclusions - Précarité

Pascal Brice, président de la FAS : « Il faut se mobiliser à la hauteur de l’urgence sociale »


Publié le : 15.10.2020 I Dernière Mise à jour : 15.10.2020
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  • Sophie Massieu

Récemment élu à la tête de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Pascal Brice salue les annonces faites par Emmanuel Macron lors de son interview télévisée du mercredi 14 octobre. Mais il en appelle aussi à une « mobilisation à la hauteur de l’urgence sociale ».

Actualités sociales hebdomadaires : Le président de la République vient d’annoncer le versement de 150 € aux bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et des aides personnalisées au logement (APL) et de 100 € par enfant. Qu’en pensez-vous ?

Pascal Brice : C’est un pas important, puisque tous les indicateurs soulignent que nombre de personnes et de familles en ont un réel besoin, compte tenu de l’ampleur de la crise sociale. Son périmètre nous semble aussi positif. Recourir à des dispositifs existants permettra que ce soit rapide et efficace. Pour autant, il faut aller plus loin. Nous sommes donc dans l’attente des annonces du Premier ministre, le 17 octobre. Notamment dans le champ de l’insertion par l’activité économique, que nous voulons voir renforcée, musclée, amplifiée. Enfin, les départements doivent avoir les moyens de soutenir les bénéficiaires du RSA, de plus en plus nombreux, et de développer le service public d’insertion.

Cette mesure a déjà été prise lors du confinement. Or elle n’a pas évité que beaucoup de personnes basculent dans la précarité ou que la situation des plus précaires s'aggrave…

P. B. : Nous saluons cette décision. Mais nous continuons à penser que les minima sociaux doivent être relevés, et le revenu universel d’activité préservé. Nous conservons aussi des interrogations et des inquiétudes au sujet des jeunes qui ne perçoivent ni le RSA ni les APL. Il faudra aussi être très attentifs à d’autres publics qui pourraient tomber dans la précarité, comme les auto-entrepreneurs. Donc, oui, il faut compléter les mesures. Nous soulignons tout ce qui a été fait en termes de chômage partiel, d’hébergement, de plan de relance… Mais il demeure des manques importants.

Des lacunes qui, aux yeux de certains, ne seront pas comblées par le projet de loi de finances…
P. B. : Il y a urgence à compléter ce qui a été fait pour faire face à l’urgence sociale et à la précarité. Nous espérons déjà que cela sera pris en compte dans les annonces de Jean Castex samedi prochain. Nous voulons aussi une mobilisation massive des pouvoirs publics pour développer l’insertion par l’activité économique. Il faut aussi soutenir le logement social et très social, une mesure nécessaire pour les publics visés, mais aussi utile sur le plan macro-économique. Il faut améliorer ce qui a été fait pour les actifs et l’investissement productif par une mobilisation à la hauteur de l’urgence sociale.

 

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