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Enfance - Famille

Suicide d'un mineur étranger isolé de 17 ans à Fleury-Merogis : les associations s'indignent


Publié le : 26.02.2020 I Dernière Mise à jour : 26.02.2020

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  • La rédaction

Le 17 février 2020, un mineur isolé étranger (MIE) a mis fin à ses jours au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Un acte révélateur d’une « situation dramatique à l’échelle nationale » pour Martine Cocquet, secrétaire générale adjointe de la Ligue des droits de l’Homme, organisation signataire aux côtés de neuf autres d’un communiqué diffusé le 24 février. Ces associations et syndicats dénoncent le « manque de solution de protection pour ces enfants », et le « recours fréquent » aux procédures judiciaires accélérées, à l’heure où 68 % des jeunes déférés au tribunal pour enfants de Paris sont des MIE.

Ces procédures s’accompagnent souvent d’une « incarcération en attente du procès » ajoute Alexia Peyre, psychologue à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et co-secrétaire nationale du syndicat SNPES-PJJ/FSU. La privation de liberté est nocive pour des jeunes « polytraumatisés, qui nécessiteraient une prise en charge plus conséquente » juge la psychologue. Un MIE « est avant tout un enfant en danger, et donc à protéger » martèle Martine Cocquet. Souvent livrés à eux-mêmes et en errance, « c’est leur situation qui les pousse à commettre les délits de subsistance » pour lesquels ils sont la plupart du temps incarcérés.

Une fois en détention, leur protection est loin d’être assurée. Alexia Peyre a récemment accompagné un jeune « psychotique, suivi par un centre médico-psychologique ». Suite à sa condamnation, celui-ci s’est retrouvé incarcéré avec des détenus majeurs : « il a mis un mois à voir un psychiatre », déplore-t-elle.

La faute à un paradoxe : nombre de ces jeunes n’ont pas été reconnus mineurs par le dispositif national d’évaluation, mais sont condamnés en tant que tels par la justice, et vice-versa. Les MIE « sont toujours suspectés de mentir sur leur âge et leur situation » rappelle la co-secrétaire nationale du SNPES-PJJ/FSU, pour qui il faudrait « respecter ce que dit la loi : les protéger, avec des tuteurs ad hoc, et disposer de davantage de structures ».

Par ailleurs, les organisations regrettent la « spécialisation de certains services » : à la PJJ de Paris par exemple, les mineurs isolés étrangers relèvent du DEMNA (dispositif éducatif mineurs non accompagnés). « Or, nous souhaitons qu’ils soient pris en charge comme les autres enfants, pour éviter leur stigmatisation » fait valoir Alexia Peyre.

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