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Faut-il interdire la psychanalyse en matière d’autisme ?

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AUTISME - PSYCHANALYSE - DEBAT

Bernard Golse est neuropédopsychiatre, président de l’Association européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (AE PEA ) ; Florent Chapel est coprésident d’Autisme et TND Info Service.

Crédit photo DR/JEAN-BAPTISTE MARIOU
[C'EST EN DEBAT] En février dernier, la Haute Autorité de santé a classé la psychanalyse parmi les approches « non recommandées » pour aborder l’autisme, privilégiant les approches comportementales et développementales. En cause : un « niveau de preuve insuffisant », au regard des critères retenus par l’instance. Saluée par de nombreuses associations de parents et de patients, cette décision provoque la colère d’une partie des psychiatres et psychanalystes. 

Bernard Golse, neuropédopsychiatre, est président de l’Association européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (AE PEA ).

« Associer un soin psychique et une rééducation améliore l'efficacité des autres prises en charge »

Aujourd’hui, personne ne connaît la cause de l’autisme. Ni les généticiens, ni les neuroscientifiques, ni les cognitivistes. Le plus plausible est un modèle polyfactoriel, dans lequel les facteurs internes, externes, neurologiques, génétiques, biologiques, relationnels et environnementaux se conjuguent pour produire une équatio

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