BREVE. Les agents de l’hôpital Bichat-Claude Bernard sont sur le pied de guerre. À compter de ce 8 septembre 2026 et à l’appel de la CGT, l’ensemble du personnel médical, soignant, social, médico-technique, administratif et technique est appelé à se joindre à la grogne du service social des patients de l’établissement. Une pétition de soutien, publiée sur le site mypetition.org, avait recueilli, la veille en fin de journée, près de 420 signatures.
La raison de cette protestation : « Depuis plusieurs mois les équipes sont réduites et la direction n’a pas comblé les six postes vacants, tandis que trois départs supplémentaires sont annoncés. Nous vivons de la fatigue, de l’inquiétude et une forte charge émotionnelle. Les assistantes sociales prennent en charge des secteurs supplémentaires, multiplient les remplacements et cumulent plusieurs missions sans reconnaissance. Elles effectuent régulièrement des dépassements horaires non comptabilisés et non rémunérés. Cette situation allonge les délais de prise en charge sociale, complique les sorties vers le domicile, prolonge des hospitalisations et augmente les tensions dans les services », expliquent les intéressés.
Les revendications portent donc à la fois sur le déblocage des six postes manquants et des trois remplacements à venir, mais aussi sur la réévaluation des besoins réels du service social de l’hôpital eu égard à la charge de travail afin de mettre fin aux « remplacements multiples » et aux dépassements horaires auxquels sont contraints les agents. Dépassements pour lesquels les salariés en grève demandent aujourd’hui compensation ainsi que la mise en place d’une politique de prévention des risques psychosociaux. « La direction devra fixer des engagements datés et chiffrés qui seront suivis dans le temps », préviennent les grévistes.
>>> Pour compléter : Commob Travail Social, porte-voix des luttes du social