Face aux violences envers les enfants, les dispositifs de protection sociale et judiciaire tentent d'intervenir au mieux de l'intérêt des victimes. Mais si l'intervention est indispensable pour mettre fin aux situations de maltraitance et remédier à leurs effets, elle comporte souvent en elle-même une part de violence.
Comment remédier à la violence du soin de la violence ? Préoccupation des professionnels qui interviennent auprès des enfants, cette question était au cœur d'une journée d'étude organisée récemment à Paris par la Fondation pour l'enfance (1). Lorsque dans la famille, l'enfant est considéré comme objet et non comme sujet, explique Marie-Paule Poilpot, directrice de la Fondation, tout va être mis en œuvre pour éviter qu'il ne parle. Ainsi, sa souffrance ne sera pas identifiée et il ne pourra pas entreprendre le travail de réparation indispensable à toute victime. De ce fait, l'intervention, qu'elle soit médicale, judiciaire, sociale, éducative ou thérapeutique se heurte à des difficultés liées à l'ignorance et au secret.Victime du silence qu'on lui impose, l'enfant peut l'être aussi de celui des adultes. Famille proche,…
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