Recevoir la newsletter

Magazine

Réforme de la protection de l’enfance : vers la fin des sorties sèches de l’ASE 

{ element.images.0.titre }}

Photo d’illustration.

Crédit photo FineBokeh - stock.adobe.com
L’amendement 756 du projet de loi de la protection des enfants est étudié par l’Assemblée nationale. S’il est voté, il interdira les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance à 18 ans. Une mesure réclamée depuis des années par les associations et les professionnels du secteur.

Actuellement à l’examen devant l’Assemblée nationale, le projet de loi relatif à la protection des enfants n’a, semble-t-il, pas fini de faire parler de lui. Au programme du 6 juillet 2021 : l’étude et le vote de l’amendement 756, dans lequel le gouvernement prévoit d’interdire les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Une réforme historique, qui a déjà suscité un vent de réactions enthousiastes dans la twittosphère.

Cet amendement, qui prendrait place après l’article 3, « vise à garantir une solution d’accompagnement à chaque jeune de l’aide sociale à l’enfance devenant majeur ». Comment ? En articulant les dispositifs d’insertion et ceux d’accompagnement socio-éducatifs afin qu’aucun majeur ne se retrouve sans solution. Il prévoit la systématisation de l’accès à la garantie jeune, qui sera proposée lors de l’entretien de préparation à la majorité à 17 ans. « L’idée est de brancher un tuyau directement entre l’ASE et les missions locales, indique l’entourage du secrétaire d’Etat, Adrien Taquet. On a la chance de pouvoir bénéficier d’un panel de solutions (bourses, garantie jeunes, contrat jeune majeur) qui va garantir que, demain, aucun jeune de l’ASE ne sortira sans accompagnement avant ses 21 ans. »

Pour les jeunes concernés, un contrat jeune majeur serait également proposé dans tous les départements. Une démarche qui s’adresserait toutefois à ceux « qui n’auraient pas d’autres solutions », détaille le cabinet d’Adrien Taquet. L’amendement précise en outre que les charges supplémentaires résultant, pour les départements, de cette dernière disposition donneront lieu à un accompagnement financier de la part de l’Etat. Une information validée par l’entourage du secrétaire d'Etat en charge de l’enfance et de la famille. Si garanties financières il y a, reste à en connaître le montant exact. Sur ce dernier point, rien n’a encore filtré.

 

Auteur

  • Eléonore de Vaumas

Div qui contient le message d'alerte

Se connecter

Abonné

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Pas d'identifiants ?

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ?
Contactez le service client : par mail Par téléphone : 01.40.05.23.15