La présidence de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) reste au nord ! Après l'ancien président du département éponyme Jean-René Lecerf, c'est un autre élu du territoire, Paul Christophe, ex-maire de Zuydcoote et député de sa 14e circonscription, qui vient d'être nommé, le 8 avril 2026, par le conseil d'administration de la caisse. Il est chargé d'en tenir les manettes jusqu'en 2030. Paul Christophe avait mis fin à ses fonctions parlementaires quelques jours plus tôt pour ne pas entraîner de conflits entre ses différentes activités.
Vieux routard des politiques sociales, Paul Christophe (55 ans) a exercé plusieurs missions au sein de l'administration du Trésor Public entre 1991 et 2002, avant de prendre le poste de directeur général des services de l'ancienne mairie de Téteghem (59) aujourd'hui fusionnée avec la commune de Coudekerque.
En parallèle, il est élu maire de Zuydcoote en 2008, conseiller général du Nord en 2015 (où il sera notamment vice-président chargé des politiques de développement durable) et député, sous l'étiquette LR, en 2017. Un parti qu'il quitte presque immédiatement pour se ranger aux côtés des macronistes de droite au sein du groupe Agir, puis du parti Horizons d’Édouard Philippe. Il est réélu en 2022 et 2024.
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À l'Assemblée, il est d'abord corapporteur d'un texte sur les retraites des anciens bénéficiaires du dispositif de travaux d'utilité collective (TUC) dans les années 1980 (2022). Puis porteur de la loi sur l'accompagnement des parents d'enfants malades et handicapés qui étend notamment de deux à cinq jours la durée du congé alloué aux parents lors de la survenue d'un handicap ou d'une pathologie chronique d'un enfant et de douze et à quatorze jours le congé minimum pour le décès d'un enfant de moins de 25 ans.
En septembre 2024, il devient ministre des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Égalité hommes-femmes dans le gouvernement Barnier et porte à cette occasion l'ambition d'introduire « horizontalité et efficience » dans les politiques publiques de solidarité. À la suite de la démission de Michel Barnier, il n'est pas reconduit dans le gouvernement Bayrou et retrouve l'Assemblée nationale où il est élu président de la commission des affaires sociales. En 2025, il est à l'origine, avec la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, de la proposition de loi sur la fin du devoir conjugal, votée au Palais-Bourbon le 28 janvier dernier et examinée par le Sénat ce 9 avril 2026.
La CNSA doit dévoiler sa feuille de route 2026-2030 le 15 avril 2026.
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