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Monsieur Bernard

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Un beau jour de 1998, Monsieur Bernard, un homme vivant à la rue, pousse par hasard la porte de l’atelier du photographe Frédéric Bourcier, à Caluire-et-Cuire, dans la Métropole de Lyon. Le livre Mon pote à cinq euros est le fruit de cette rencontre. « Il était saoul et est tombé par terre. Je lui ai dit qu’il revienne me voir à jeun », raconte le photographe. Ce qu’il a fait dès le lendemain. « Je lui ai offert un café avec deux sucres et nous avons discuté. Il est revenu régulièrement. Il ne demandait rien, ne faisait pas la manche, mais avait toujours quelque chose à vendre, des calendriers, de la confiture, du chocolat… Je lui offrais un café, un repas, parfois un chandail, une autre fois des chaussures de ville car il aimait être élégant, et lui donnais trois euros », se souvient Frédéric Bourcier. Les conversations étaient décousues, parsemées de silences, parfois de monologues incompréhensibles d’où jaillissaient des éclats de lucidité et des souvenirs. Les voisins ont rédigé une pétition contre les visites de ce sans-domicile fixe encombré de ses gros sacs Tati. Ils demandent au photographe d’arrêter de lui offrir de l’argent. Dès lors, ce dernier lui donne… cinq euros. Au…
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