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Mise en œuvre des traitements prophylactiques pour les personnes exposées au risque de contamination par le VIH

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Suite aux travaux de plusieurs experts (notamment du professeur Dormont), les indications du traitement antirétroviral après exposition au risque de transmission du VIH, ou traitement prophylactique, données l'été dernier par Bernard Kouchner (1) sont confirmées pour tous les types d'expositions (sexuelles, par partage de matériel, d'injection de drogues, blessures) et le protocole de prise en charge et de suivi est actualisé. Une circulaire du ministère de l'Emploi et de la Solidarité précise les mesures d'accompagnement nécessaires à la mise en œuvre et à l'évaluation des traitements antirétroviraux après exposition.

Les services déconcentrés doivent en premier lieu mettre en place un dispositif local d'accueil et de prise en charge. Lequel doit permettre l'évaluation des demandes et l'orientation des personnes, l'analyse précoce du risque, l'identification des lieux et des modalités possibles de prescription, le suivi des personnes (soutien dans l'observance du traitement et adoption de conduites de prévention) et le recueil de données à visée d'évaluation. Dans ce cadre, interviennent en partenariat, notamment les médecins généralistes, les centres de dépistage  (CDG et CDAG), les services hospitaliers et les médecins du travail. Les DDASS coordonnent en lien avec les Centres d'information et de soins de l'immunodéficience humaine  (CISIH) la mise en place du dispositif dans chaque région ou chaque département. La concertation locale doit également inclure l'identification des procédures à employer pour les personnes détenues et les patients des établissements psychiatriques. En tout état de cause, le dispositif doit être organisé en lien avec le réseau associatif et avec les professionnels intervenant dans les structures de réduction des risques et de soins aux usagers de drogues.

La prise en charge financière des antirétroviraux est assurée par l'assurance maladie dans les mêmes conditions qu'en cas d'indication de traitement de l'infection VIH diagnostiquée. Les médicaments étant donc pris en charge à 100 % pour les assurés sociaux.

Quant à la délivrance du traitement, l'administration rappelle que sa mise en œuvre très rapide, lorsque l'indication est posée, avait justifié la mise à disposition de trousses de prophylaxie dans chaque établissement identifié pour la prescription en urgence. « Les nouvelles recommandations concernant les stratégies thérapeutiques ayant élargi les associations possibles ou indiquées, il appartient désormais aux CISIH, services prescripteurs et médecins hospitaliers d'organiser localement les procédures qu'ils jugent les plus adaptées », soit le plus souvent la délivrance hospitalière des médicaments.

Les services déconcentrés doivent enfin mettre à la disposition des professionnels des outils d'aide (protocoles d'analyse des situations, de prise en charge et de suivi, d'évaluation) et organiser des formations. Et, afin que le dispositif devienne rapidement opérationnel, l'information doit être diffusée en direction des professionnels et acteurs de la lutte contre le VIH et en direction du public. Dans ce dernier cas, elle devra être véhiculée par les relais professionnels et associatifs et être à disposition dans tous les lieux auxquels s'adresse la population (centres 15, pharmacies, Sida info service...). Etant précisé que des documents nécessaires à l'information sur le dispositif local seront établis.

(Circulaire DGS/DH/DRT/DSS n° 98/228 du 9 avril 1998, à paraître au B.O.M.E. S.)
Notes

(1)  Voir ASH n° 2040 du 10-10-97.

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