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Introduction

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Quel que soit le lieu de sa mise en place, un projet de médiation animale ne s’improvise pas. Le délai de préparation s’échelonne généralement entre 18 mois et 2 ans. Il faut impérativement être patient. Le projet peut être initié par des membres du personnel ou de la direction qui devra toujours être impliquée, avec consultation d’une équipe d’hygiène hospitalière et éventuellement en association avec un vétérinaire. Certaines étapes-clés doivent être minutieusement préparées pour rendre le projet le plus crédible possible aux yeux de la direction de l’établissement et assurer sa pérennité.
Appliquer une méthodologie, c’est toujours s’attacher à répondre à une série de questions que l’on se pose dans le bon ordre.


A. Pourquoi ce projet ?

▸ Quels sont les avantages de la médiation animale par rapport à un autre type de médiation ?
▸ Quels bénéfices en attendre ? Peut-il rendre ma pratique professionnelle, et celle de mes collègues, plus efficaces ?
▸ Quels avantages l’institution, les bénéficiaires et les professionnels en tireront-ils ?


B. Est-il réalisable ?

▸ Ai-je les compétences nécessaires ou comment les acquérir ?
▸ Puis-je compter sur une équipe pour m’accompagner, doit-elle être formée ?
▸ Pourra-t-on dégager un budget à la mesure des ambitions du projet ?


C. Le contenu

▸ Quels sont les objectifs de l’action, quelle est la démarche globale ?
▸ Qui porte le projet ?
▸ Quels sont les besoins des bénéficiaires ?
▸ Quelle est la durée de vie du projet ?
▸ Quel est le calendrier de mise en œuvre ?
▸ Quelle place pour l’éthique humaine et animale ?


D. Le choix de l’animal

▸ On peut choisir le chien pour ses capacités d’écoute et d’attention. Il peut également déceler par son odorat certains changements physiologiques ou certains affects et s’y adapter...
▸ On peut préférer le cheval car il est bon pour la motricité, la gestion des émotions, le « ici et maintenant ».
▸ Les animaux de ferme permettent de travailler sur l’autonomie et la responsabilisation, les cycles de la vie, la relation aux autres...
▸ L’âne est quant à lui un animal subtil qui permet d’établir un climat d’échange, de détente et ouvrir à une dynamique de mobilisation.


E. Quelle organisation ?

▸ Un intervenant extérieur se déplace au sein de la structure (un chien visiteur par exemple)
▸ L’établissement se déplace à l’extérieur (dans un centre équestre)
▸ Internalisation totale du projet (une ferme pédagogique gérée par l’établissement et son personnel)
▸ Mixité de l’activité, en interne et en externe (chien résident et visites en ferme pédagogique).


F. Le plan de financement

▸ Quel sera le budget de fonctionnement annuel (dont rémunération éventuelle des intervenants extérieurs) ?
▸ Quid des frais de formation des personnels ?
▸ Quels seront les frais d’entretien des animaux à prévoir (assurances, nourriture, matériel, vétérinaire) si le projet est internalisé ?


G. La mise en conformité légale

▸ Accord des autorités de tutelle et sanitaires
▸ Assurances
▸ Équipements adaptés.


H. La concertation

▸ Entamée dès le début du processus avec la hiérarchie, le personnel, les familles et les bénéficiaires.


I. Le suivi et l’évaluation

▸ Mesure des résultats obtenus sur les publics visés et ajustements éventuels
▸ Recueil des avis et critiques des différents intervenants et publics.
Chacune des étapes de la méthodologie préconisée génère des obstacles auxquels tout initiateur de projet de médiation animale risque de se heurter. Avant d’accueillir un animal au sein de l’institution, la phase de concertation avec les résidents, le personnel, les bénévoles et les familles est totalement nécessaire, mais il faut également impérativement respecter deux conditions sine qua non :
▸ l’indispensable mise en conformité avec la législation sur le plan de l’hygiène et de la sécurité sanitaire (auprès de la Préfecture et de l’Agence Régionale de Santé)
▸ la viabilité financière du projet.
La mise en conformité sur le plan de l’hygiène et de la sécurité sanitaire a été redéfinie par un document de référence publié par le Réseau national de prévention des infections associées aux soins en novembre 2016 (« Prévention du risque Infectieux et médiation/présence animale en établissements médicosociaux et établissements de santé ») (1).
Dans le plan de financement à réaliser, il faut non seulement intégrer les frais d’entretien usuels de l’animal (nourriture, ustensiles et matériels) et les frais de santé (frais vétérinaires) mais également les frais de formation du personnel et la contribution à l’éducation préalable du chien (participation aux charges de l’association).


(1)
Prévention du risque infectieux et médiation : présence animale en établissements médico-sociaux et établissements de santé, CLIN Sud Est, 2016, http://www.cpiasauvergnerhonealpes. fr/Doc_Reco/animal.html

SECTION 1 - LES QUESTIONS À SE POSER ET LES GRANDES ÉTAPES

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