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Bonjour et bienvenue dans L’Essentiel du social, votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité du social et du médico-social.
L’équation est suffisamment simple pour que je la comprenne, en dépit de mon niveau en maths plutôt médiocre : 1) le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté augmente de jour en jour ; 2) la dette de l’Etat se creuse, et d’aucuns pensent qu’elle est devenue « ingérable » ; 3) il faut faire « des efforts » pour la combler.
Jusque-là, d’accord. On se demande pourquoi le postulat numéro 2 n’a pas permis de résoudre le postulat numéro 1, mais sinon, ok.
Non, là où je commence à décrocher, retrouvant mes angoisses de collégienne face à un devoir d’algèbre, c’est lorsqu’une quatrième donnée, totalement irrationnelle, vient percuter l’énoncé de cet épineux problème : imposer aux plus précaires de financer le trou dans la caisse.
En l’occurrence, tout dernièrement, l’idée d’instaurer un délai de carence pour certaines prestations sociales aux étrangers telles que le RSA, les APL, les allocations familiales ou le minimum vieillesse. Ce qui, si je ne m’abuse, revient à nier le point numéro 1, faussant de facto tout le calcul.
Parce que, même si l’on fait abstraction de son caractère anti-républicain– notre modèle de protection sociale ne tient plus si on l’ampute de sa dimension inconditionnelle –, cette annonce alimente le cercle vicieux de la précarité. Exiger des plus fragiles de faire (encore) des sacrifices ne peut que dégrader davantage leur situation ; de précaires, ils tomberont dans l’exclusion et la misère ; les pouvoirs publics seront à terme dans l’obligation de financer davantage de dispositifs d’urgence pour gérer la crise. CQFD.
Alors, au lieu de rivaliser d’ingéniosité pour ponctionner dans les maigres ressources des plus vulnérables, et ainsi ne surtout pas chercher l’argent là où il est, il faudrait peut-être s’inspirer des Grecs anciens et de leur concept de « Seisachtheia », littéralement « soulagement du fardeau ».
Remontant à près de 600 ans avant J.-C., ce terme désignait dans la cité d’Athènes un ensemble de lois ayant eu pour but de supprimer la « servitude pour dettes » des plus pauvres et d’interdire l’esclavage en raison d’un quelconque passif. Mesure ayant mis, provisoirement, fin aux tensions sociales entre propriétaires terriens et paysans.
Même si la véritable source du problème, le partage des terres, a encore perduré pendant des siècles, et même si aujourd’hui en France la dette est publique, il y a quand même matière à réfléchir…
Allégeons le fardeau de ceux qui n’ont déjà rien, ou sinon nous coulerons tous ensemble.
Bonne semaine à tous.
Laurence Ubrich, rédactrice en chef d'ASH
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Grand âge et précarité, une affaire européenne
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Mise en place en mai dernier, la commission d’enquête parlementaire sur l’augmentation de la pauvreté en particulier chez les travailleurs seniors et les personnes âgées poursuit ses auditions. Le 15 septembre 2026, c’était au tour de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas) de pointer les risques accrus de nouveaux accidents de la vie l’âge avançant. Sa vice-présidente, Isabel Madrid, a souligné le travail de prévention, au plus près des personnes concernées, mené par les centres communaux d’action sociale (CCAS).
A lire pour savoir plus : Vieillir pauvre : un piège que les CCAS tentent de repérer à temps
Cette détérioration des conditions de vie de nos aînés concerne toute l’Europe et se constate singulièrement sur le terrain du mal-logement. D’après l’état des lieux présenté conjointement, mardi 15 septembre, par la Fondation pour le logement et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri, le vieillissement des personnes à la rue touche notamment toutes celles qui n'ont pas accédé à la propriété dans leur âge actif et qui, à la retraite, se retrouvent avec des loyers parfois très élevés et donc un reste à vivre très réduit.
Pour compléter : Personnes âgées et mal logées : des chiffres en hausse partout en Europe
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MONOPARENTALITE Droits supplémentaires. Une proposition de loi relative à la création d’un statut spécifique aux parents isolés et à la lutte contre leur précarité a été déposée le 14 septembre 2026, par le député Philippe Brun (Socialistes et apparentés).
Bientôt un nouveau statut pour les parents isolés ?
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ESS Repenser la vie professionnelle. À l'issue de la conférence « travail, emploi, retraite » menée sous l'égide du gouvernement, l’Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes) réclame, entre autres, la prise en compte des activités bénévoles et de proche-aidance dans le calcul de la retraite.
L’Udes demande l’instauration d’une "règle d’or sociale" avant toute réforme
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Depuis 2018, l’Esat-théâtre La Mue du Lotus, implantée à Nancy (Meurthe-et-Moselle), s’attache à promouvoir la professionnalisation des artistes en situation de handicap psychique ou mental. Son activité s’articule autour de trois axes : la création de spectacles, les ateliers de médiation et les modules de formation, destinés au secteur du spectacle vivant comme à celui du médico-social. Ici, une répétition de Roméo et Juliette, avec des jeunes d’un IME et les interprètes de l’Esat.
Quand une compagnie théâtrale donne le jour à un Esat
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À l’occasion de son congrès, la Fédésap reçoit plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Quel message souhaitez-vous leur faire passer?
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Le principal message que nous souhaitons leur faire entendre, c’est celui de l’inéluctabilité du vieillissement de la population française. La société ne pourra pas davantage éviter les conséquences de la transition démographique que celles du changement climatique. Tout doit être fait pour éviter de se retrouver demain avec la même proportion de personnes en situation de dépendance qu’aujourd’hui et pour cela, il va falloir investir dans la prévention et l’accompagnement afin de permettre à cette population de vieillir en bonne santé à domicile le plus longtemps possible.
En quelques années, les ressources allouées aux services à domicile ont été augmentées de 1,5 milliard. Mais cela ne suffit pas. Aujourd’hui, 15 % du budget de la CNSA [Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie] est fléché vers le domicile. Il faudrait que cette part passe à 25 % ou 30 % des dépenses. On en est encore loin.
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Frank Nataf, président de la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fédésap)
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Voir aussi
Frank Nataf : "Le vieillissement en bonne santé et à domicile est un enjeu d’équilibre des comptes publics".
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153,01 euros
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C’est le montant de base, mensuel, perçu au titre de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Cette aide financière est destinée à compenser les dépenses liées à la situation de handicap d’un enfant de moins de 20 ans.
Aide-mémoire du travailleur social
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10èmes Assises Nationales du Bien-Vieillir
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22/09/2026
Centre des expositions Artois Expo | Arras
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Les grandes thématiques seront axées autour de la "Prévention…
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37èmes Journées de l'ANDASS
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28/09/2026
Hôtel du Département de Loire Atlantique
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Pour préserver nos communs, faut-il transformer les solidarités…
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Festival du film social
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05/10/2026
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L’objectif est de sensibiliser le public au vécu des personnes…
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