Version en ligne

L'essentiel du Social

Bonjour et bienvenue dans L’Essentiel du social, votre rendez-vous hebdomadaire avec l’actualité du social et du médico-social.



Même si les images de cette terre pulvérisée par le cyclone Chido saturent déjà l’espace médiatique, il m’était difficile d’entamer cette semaine autrement qu’en évoquant le drame mahorais. L’archipel est en miettes et nous connaitrons le nombre de victimes, certainement très nombreuses, qu’en retournant chaque bout de tôle, chaque gravats, chaque décombre de ce champ de ruines.



Mais si j’évoque ici les conséquences de cette catastrophe naturelle –les spécialistes du climat ne manqueront pas d’analyser les responsabilités collectives du phénomène – c’est bien parce qu’il ne s’agit pas juste d’une fatalité météorologique. Au-delà des caprices du ciel, Mayotte se meurt en raison d’une situation sanitaire et sociale incompatible avec la promesse républicaine.



Dans ce bout de France qui ne connait plus vraiment le droit du sol, 77 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, seules 30 % des personnes en âge de travailler ont un emploi, entre 6 000 et 10 000 enfants ne sont pas scolarisés. Dans ce département-région d’outre-mer, l’eau courante est un luxe et l’habitat insalubre une banalité.



Quand le temps de l’urgence et de l’aide humanitaire sera passé, je pense à tous ceux qui vont devoir accompagner cette population traumatisée pour retrouver un semblant de vie. Comment penser l’accès aux droits, la protection des enfants, la vulnérabilité ou l’autonomie dans un contexte aussi cataclysmique ? Comment sortir la population des bidonvilles, lorsque les masures elles-mêmes n’existent plus ? Comment se projeter dans une société inclusive alors que les besoins les plus primaires ne sont pas assurés ?



Pour l’heure certainement mobilisés par des opérations de secours, je pense d’ores et déjà aux missions qui attendent demain les travailleurs sociaux à Mayotte. Encore plus qu’ailleurs, va falloir s’accrocher.



Bon début de semaine à tous

Laurence Ubrich, rédactrice en chef des ASH

 

Essentiel 2024 du 16/12/2024

Ce que les acteurs du social et du médico-social attendent de François Bayrou

Nommé ce vendredi 13 décembre, dix jours après la motion de censure ayant fait tomber le gouvernement de Michel Barnier, le nouveau…


ALLOCATIONS

Nouvelles tendances. Dans un tableau répertoriant les données relatives à l’AAH, l’ASS et au RSA, ainsi qu'à…


ASSOCIATIONS

Qui est admis ? Ce réseau d’appui à la vie associative accueille, informe et oriente les bénévoles, créateurs…


OUTILS

Redonner du sens. Dans le contexte de crise du recrutement, l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (Anap) s'est…

 
La Punchline (A éditer)

« C’est vraiment là que j’ai réalisé à quel point le public de la rue était le même que celui de la détention, et combien ce sentiment d’injustice face à la misère m’était insupportable : quand une personne sort de détention, sans hébergement, elle va forcément retomber dans l’alcool, rester en rupture familiale, commettre à nouveau des délits et retourner en prison. A la maison d’arrêt de Chambéry, on voit arriver ces situations toutes les semaines. Certains collègues me disent : “Celui-là, il n’y a plus rien à en faire”. Je sais que j’ai moins de recul, mais je ne peux pas supporter qu’on ne puisse plus rien faire pour un jeune de 20 ans. »

Léa Garrigues, ancienne CPIP, veut créer la première structure de placement extérieur pour les sortants de la pénitentiaire.

 
Plein Cadre (A éditer)

Pour bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH), toute personne aveugle ou malvoyante doit avoir été diagnostiquée avant 60 ans. Dans le cas contraire, elle est considérée comme une personne âgée dépendante et non comme une personne en situation de handicap. Dans une campagne au ton décapant, l’association Valentin Haüy dénonce l’absurdité de cette loi et lance en parallèle une pétition. A lire : « Hâtez-vous de perdre la vue » : le message surréaliste de Valentin Haüy  

 
La Question (A éditer)

Pourquoi l’Unafo (Union professionnelle du logement accompagné), l’Unhaj (Union nationale pour l'habitat des jeunes) et la Dihal (Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement) ont-ils signé un accord-cadre ?

Il s’agit de réaffirmer l’engagement des acteurs dans la mise en œuvre du plan Logement d’abord : garantir que les résidences sociales participent à cette politique. Nos enquêtes montrent que, chaque année, quelque 10 000 personnes issues de la rue ou de l’hébergement d’urgence sont logées et accompagnées au sein de nos structures. L’intérêt se situe aussi dans la mise en avant des contraintes rencontrées par les gestionnaires de résidences sociales dans leur lien avec les SIAO [services intégrés d'accueil et d'orientation]. Ces derniers peuvent, par exemple, mettre deux mois à orienter le public vers nos structures. Or notre modèle économique repose sur les loyers et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un tel temps de vacance des logements. Chaque jour sans résident est un jour de loyer en moins.

Arnaud de Broca, délégué général de l’Unafo

Voir aussi "Il faut fixer des repères qui s’appliquent à l’ensemble des structures" (Arnaud de Broca).


1,7 milliard

C’est l’économie que devrait réaliser, par an et en vitesse de croisière, le régime de l’assurance-chômage, signée le 14 novembre dernier par les partenaires sociaux (à l’exception de la CGT et de la CFE-CGC) et qui entrera en application le 1er janvier prochain.

 

 

 

Assurance chĂ´mage : ce qui vous attend en 2025

 
DISPONIBLE EN TÉLÉCHARGEMENT
 
  3336       La rĂ©fĂ©rence de
l'information sociale
et médico-sociale
depuis 70 ans