Une instruction conjointe de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) vient préciser la mise en place, de façon expérimentale, de cinq unités d’enseignement élémentaire « autisme » à la rentrée 2018-2019. Leur création s’inscrit dans la mise en œuvre de l’engagement n° 3 de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022, qui a pour but de construire une « école pleinement inclusive ».
Sophie Cluzel et Jean-Michel Blanquer ont, conjointement, le mercredi 18 juillet, fait une série d’annonces en faveur de l’inclusion des élèves handicapés en milieu scolaire. Au programme, l’approfondissement de la collaboration avec le secteur médico-social, le renforcement de l’accompagnement et la création d’unités spécialisées.
Saisi par le ministère de l’Education nationale et le secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées, le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a remis au gouvernement une liste de 46 recommandations visant à rendre l’école plus inclusive. Ces conseils, adoptés le 13 avril en réunion plénière, devraient être pris en compte par le gouvernement dans le cadre du plan de transformation du système éducatif et médico-social, porté par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer.
Les étudiants délaissent l’option domicile dans la formation permettant l’accès au nouveau diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social (DEAES) au profit de l’option établissement. Ce choix traditionnel est un risque pour l’avenir parce que le potentiel d’emplois dans l’aide à domicile est de plus en plus important. Explications.
L’enjeu était de taille et les attentes très fortes. Le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) devait contribuer à conférer aux accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) un statut professionnel. Pari réussi ? Point de vue de Muriel Michelin, président de l’Union nationale des employés, auxiliaires de vie scolaire et d’assistants de scolarisation (UNEAVS).
Douze ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, le concept de l’éducation inclusive s’est bien implanté en France. Mais sur le terrain, les obstacles et les freins demeurent. Ex-enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds, ex-cadre du secteur médico-social, Jean-Yves Le Capitaine fait le point et appelle à abattre le « plafond de verre » qui empêche les élèves en situation de handicap de bénéficier de leurs droits et de vivre pleinement l’école.
De nombreuses organisations se sont jointes aux protestations contre la réduction drastique du recours à ces emplois, prévue par le gouvernement.
L'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) et de nombreuses associations montent au créneau, à leur tour, contre la réduction du recours à ces contrats.
Le gouvernement annonce la création de plus de 8 000 emplois supplémentaires en faveur de l'accompagnement des élèves handicapés, ce qui porte le nombre d'AESH à 30 000, en plus des 50 000 emplois aidés dédiés à ce public.
Le choix de l'exécutif de réduire le recours à ces emplois subventionnés dès le second semestre 2017 a soulevé une nouvelle vague de protestations.
« Vingt ans de combat et toujours la galère » : c’est le titre du colloque organisé le 23 septembre à Paris par la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph) à l’occasion de son 20e anniversaire. Sa présidente, Sophie Cluzel, revient sur les deux décennies passées et évoque les enjeux à venir pour la fédération.
Le droit à la scolarisation des enfants handicapés a fait reculer les frontières de l’enseignement spécialisé. Ce dernier a toutefois encore un rôle important à jouer en mettant son expertise au service des élèves en difficulté que l’école inclusive ne sait pas traiter, défend Jean-Yves Le Capitaine, chef de service à l’institut public La Persagotière à Nantes.
Les unités d’enseignement en maternelle accueillent des enfants avec autisme qui n’auraient pas pu être scolarisés autrement. Au cœur de leur fonctionnement : une collaboration étroite entre l’Education nationale et le secteur médico-social. Le dispositif, qui vient d’être doté d’un nouveau cahier des charges, va se développer plus vite que prévu : 110 unités sont planifiées pour 2017.