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Crise du travail social : la FAS appelle à une mobilisation générale

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Pascal Brice est le président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

Crédit photo Fédération des acteurs de la solidarité
Exclusif – Dans un courrier envoyé le 13 octobre, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) appelle sept organisations syndicales et patronales à unir leurs revendications afin d’obtenir de l’Etat et des départements « la complète mise en œuvre des mesures de revalorisations salariales ». En exclusivité pour les ASH, Pascal Brice, président de la FAS, détaille les raisons de cette lettre.

Actualités sociales hebdomadaires - Pourquoi appelez-vous les organisations salariales et patronales [1] à vous rejoindre ?

Pascal Brice : Nous nous sommes tous mobilisés les 28 et 29 septembre, mais l'Etat et les départements ne répondent pas à nos demandes. Selon moi, s’ils font la sourde oreille, c’est parce que salariés et employeurs se sont mobilisés en ordre dispersé. Pour amplifier notre mouvement, il me paraît donc indispensable de nous unir. Ce qui n'est pas banal, j'en conviens. Il existe évidemment des différences de points de vue, voire des confrontations, entre employeurs et salariés. C'est bien normal, et je ne demande d'ailleurs à personne de les oublier. Mais j’estime que, face à l'urgence, il est indispensable de se fédérer. C'est aussi pour cela que ce courrier est cosigné par Lou Jane Hamida, vice-présidente de la FAS et elle-même personne accompagnée, et par Karim Zarkout, membre du bureau national et lui-même travailleur social. Symboliquement, cela montre que l'union est possible. Le plus important demeure d’obtenir des réponses dans l'intérêt commun des bénéficiaires et des intervenants sociaux.

Quelles sont précisément vos demandes ?

P. B. : Une convergence d'objectifs et d'intérêts existe entre salariés et employeurs, ce qui est assez unique. Nous demandons la généralisation de la prime Ségur et son financement effectif par l'Etat et les départements, ainsi que des mesures compensatoires à la hausse de l'indice.  A cette urgence s'ajoute la hausse des prix de l'électricité et du gaz. J'ai donc aussi demandé au gouvernement que nos structures et associations bénéficient du bouclier énergétique. L'Etat et les départements doivent absolument réagir. Le travail est véritablement en crise. J'ai récemment fait savoir à Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, ndlr) que nous étions aussi dans l’attente de la reprise des travaux de la conférence des métiers du social lancée par Jean Castex en début d’année.

Sans réponse du gouvernement, quelle suite comptez-vous donner à votre mouvement ?

P. B. : Nous attendons un retour des responsables patronaux et des syndicats de salariés afin de discuter des modalités à venir. Il est indispensable de franchir une étape supplémentaire dans la mobilisation pour que l’Etat et les départements nous entendent et nous considèrent. Nous sommes ouverts à la discussion.

 


(1) Ce courrier a été adressé à la Fédération Sud Collectivités territoriales, à la CFDT, à la Fehap, à la CFTC, à la CGT, à Nexem et à FO.

Auteur

  • propos recueillis par Maxime Ricard

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