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Le C.V. : une présentation simplifiée de soi

Comme avec la lettre de motivation, le but d’un C.V. du travail social est de faire passer VOTRE image de professionnel intervenant auprès des publics fragiles, et non pas celle d’un technicien anonyme.
Compte tenu des parcours souvent très complexes des travailleurs sociaux, le C.V. doit savoir s’affranchir d’une structure relativement normée pour parvenir à présenter les principales qualités du candidat. Autant dire qu’une énumération des différents postes occupés, vide de tout commentaire, ne suffit pas.
En bref, un C.V. se réfléchit, se mûrit, en fonction de l’image que vous voulez faire passer. Il doit donner au lecteur l’envie d’en savoir plus.

Ce qu’il faut savoir avant de réaliser son C.V.

Face à la quantité de C.V. qu’ils reçoivent, les employeurs ont développé une forte tendance au zapping. Deux critères de tri sont généralement pratiqués. Le premier se fait sur la présentation du C.V. Les documents confus, sans précision ou trop complexes sont vite éliminés. Le second se fait en lecture rapide, avant un éventuel approfondissement. Pour les candidatures spontanées, le C.V. doit tout de suite permettre à l’employeur de comprendre le type de poste visé. Pour les réponses à une offre d’emploi, il doit afficher de façon évidente son adéquation aux critères de l’annonce : niveau de formation, compétences particulières, durée d’expérience, etc.
Lorsque votre C.V. parvient à passer ce premier filtre, il lui reste à suggérer dans une lecture plus attentive qui vous êtes. Autrement dit, il doit être charpenté, argumenté, et ne rien laisser dans l’à peu près.
La question de la photo ne doit pas en être une. Une photo récente de bonne qualité peut constituer un atout, ne serait-ce que parce qu’elle permet de mémoriser le candidat. Mais si vous ne « passez » pas en photo, et si celle-ci n’est pas exigée, mieux vaut s’abstenir. Rares sont les situations où l’on recrute un travailleur social pour assurer un rôle de représentation.

Se lancer dans la rédaction du C.V.

Le plus simple est de commencer par donner un titre à votre C.V. C’est lui qui accrochera le regard lors d’un premier tri et lui aussi qui vous guidera dans la rédaction. Il peut s’agir du nom du métier assorti d’une information, par exemple « Moniteur-éducateur, 5 ans d’expérience en MECS », ou, pour une première demande d’emploi ciblée, « Aide médico-psychologique en EHPAD ». Outre le titre, les principales rubriques du C.V. sont :

  • L’état civil et les coordonnées, auxquels sont de plus en plus souvent associés la situation familiale, l’âge et la nationalité (même si, selon l’ANPE, « il n’y a ni règle ni usage » en la matière).
  • L’expérience professionnelle. C’est bien sûr l’essentiel. Chaque emploi exercé est présenté (année, ou mieux, dates de début et de fin d’exercice, métier, nom et localisation de l’entreprise). Ces informations sont complétées par un résumé des tâches effectuées, des responsabilités, voire des résultats obtenus.
    Pour une première recherche d’emploi, les stages de terrain et les éventuels CDD de remplacement permettent déjà de commenter sa pratique. Il ne faut pas craindre non plus de mentionner les expériences qui ont précédé la formation diplômante. L’implication dans une association sportive peut par exemple permettre de situer une personnalité. Un travail dans un centre aéré montre une première approche de l’animation et de la pédagogie, etc.
  • La formation. À moins d’être chercheur, formateur ou chargé de mission, cette rubrique reste succincte. Elle se centre sur les formations et diplômes en relation avec l’emploi et mentionne tout au plus le diplôme général le plus élevé. Gare par conséquent au piège d’une impressionnante série de licences en histoire de l’art, philosophie, arts du spectacle, etc., qui questionnent toujours les recruteurs.
  • Les compétences particulières. Si cette rubrique n’est pas obligatoire, elle donne une précision sur les langues parlées et écrites (avec une appréciation de niveau : notions, parlé, écrit, courant), ainsi que sur la possession du permis de conduire et la maîtrise d’outils informatiques.
  • Les loisirs ou activités extra-professionnelles. La brève information d’une pratique sportive, de la création d’un site web où d’un engagement associatif, peut apporter un dernier éclairage à votre personnalité. Attention, facultative elle aussi, cette rubrique supporte mal les fréquentes mentions du type « sorties en famille » ou « restaurant ».

Existe-t-il des modèles de C.V. plus adaptés au travail social ?

Beaucoup de trajectoires de travailleurs sociaux apparaissent très complexes, que ce soit avant l’entrée dans le métier ou dans la carrière qui s’en suit. Se pose donc la question de la cohérence du C.V.

  • Le C.V. anti-chronologique est le plus utilisé car il valorise la dernière expérience. Cette méthode permet de mesurer la progression d’un professionnel ou au contraire sa fidélité à un type de fonctionnement. Elle est également préconisée pour des personnes ayant peu d’expérience professionnelle.

Mais il est possible de tirer parti de la richesse d’un parcours par des formules de C.V. plus sophistiquées :

  • Le C.V. thématique (ou fonctionnel) permet de classer vos compétences en grands domaines en donnant à chaque fois le détail des activités correspondantes. C’est le C.V. type du consultant.
  • Le C.V. mixte, qui comme son nom l’indique fait la synthèse entre C.V anti-chronologique et C.V. thématique. Il s’agit de classer son parcours en grands domaines, puis de rappeler dans un rapide déroulé synthétique les principaux postes occupés. Une solution intéressante pour les longues carrières.