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L'action sociale au quotidien

actualités sociales hebdomadaires

Ingénieur social

Les missions

Face à la complexité croissante des dispositifs d’intervention sociale et médico-sociale, le travail social a dû se doter d’une fonction d’expertise : l’ingénieur social. Ce professionnel de haut niveau est d’abord et essentiellement un spécialiste des politiques publiques. Il est capable d’établir un diagnostic des besoins locaux d’une population et de proposer des réponses. Si aucune veille sociale n’existe sur son territoire d’intervention ou si les outils de remontée d’informations s’avèrent défaillants, il est encore en mesure de les concevoir et de piloter leur installation. Dans ce cadre, ses compétences en management peuvent l’amener à mobiliser les différents acteurs impliqués dans un dispositif en vue de son adaptation aux besoins du terrain. 

Une part importante de son expertise s’applique au développement du savoir-faire des organisations. Il peut par exemple piloter un dispositif d’évaluation interne, recenser les bonnes pratiques, et mobiliser des compétences pédagogiques pour organiser l’accompagnement des salariés dans des parcours de formation, de tutorat et de validation des acquis. 

Tantôt dans la critique des systèmes mis en place, tantôt dans l’anticipation, l’ingénieur social est un interlocuteur incontournable des élus locaux et des dirigeants associatifs. La diversité des demandes qui lui sont adressées explique que, contrairement à d’autres métiers du travail social, celui d’ingénieur social se décline en réalité en de multiples métiers de l’encadrement et du conseil, tel que chargé de mission ou conseiller territorial. « Ingénieur social » n’est d’ailleurs pas un intitulé figurant dans la nomenclature des métiers utilisée par l’Insee pour le traitement des données du recensement. 

Profil et compétences :

On devient ingénieur social par volonté d’élargir son action jusqu’à l’organisation de la réponse sociale sur les territoires. C’est donc une fonction réservée à des professionnels, non seulement dotés de solides compétences analytiques et méthodologiques, mais également d’un sens politique et d’une lecture attentive des évolutions de la société.

Conditions d’accès / les prérequis :

Pour préparer le diplôme d’État d’ingénierie social (DEIS), le candidat doit être titulaire, soit :

Les titulaires d’un autre diplôme de niveau II peuvent se présenter à condition de justifier de 3 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’intervention sociale.

Enfin, la sélection est ouverte au corps des directeurs et des éducateurs de la PJJ ainsi qu’aux directeurs et conseillers d’insertion et de probation de l’administration pénitentiaire justifiant de trois années d’expérience.

L’admission se fait sur examen du dossier et après une série d’entretiens permettant de vérifier le projet et les capacités du candidat.

La formation

Diplôme d’État de niveau I

La formation préparant au diplôme d’État d’ingénierie sociale se déroule sur une amplitude de trois années. Elle comporte 700 heures d’enseignement théorique et 175 heures de formation pratique sous forme d’une étude de terrain collective.

L’enseignement théorique se décompose en trois domaines de formation généralement organisés comme des séminaires thématiques :

  • Production de connaissances.
  • Conception et conduite d’actions.
  • Communication et ressources humaines.

Le diplôme est validé par l’obtention de trois certifications, sanctionnant la production et la soutenance d’un mémoire de recherche à dimension professionnelle, d’un article sur un sujet d’expertise sociale, et d’un rapport collectif lié à l’étude de terrain suivi d’une soutenance orale individuelle.

Des dispenses et allégements peuvent être accordés au cas par cas en fonction de la formation des candidats. À noter que le diplôme est souvent préparé en même temps qu’un master de sociologie afin d’assurer une double qualification.

Le DEIS est également accessible par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE).

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